Sourires d'Orient et d'Occident

Journée d'études organisée par l'Académie des Inscriptions et Belles-Lettres et la Société asiatique (11 décembre 2009)

Editeur(s) : Filliozat Pierre-Sylvain, ZINK Michel

30,00 €

Les actes de la journée d’étude commune de l’Académie et de la Société asiatique du vendredi 11 décembre 2009, organisée par M. Pierre-Sylvain FILLIOZAT, Vice-Président de l’AIBL pour 2009 et de la Société asiatique, rassemble les textes de huit communications. Il faut distinguer le sourire du rire. Certes, les langues romanes l’ont subordonné au rire. Mais beaucoup d’autres langues ont deux verbes distincts, comme le grec où meidiáô s’oppose àgeláô. Et ces verbes divergent encore par leurs extensions sémantiques. Le sanscrit hasati « rire » oriente vers l’idée de dérision, smayate « sourire » vers l’étonnement, l’émerveillement. D’un monde à l’autre, d’une époque à l’autre, les codes littéraires modifient les fonctions du sourire. Dans le Veda il est l’apanage de l’aurore. La littérature sanscrite, de toutes les littératures la plus codifiée, attribue la couleur blanche au sourire et à la renommée. Il juxtapose l’éclat des dents et le rouge de la lèvre, « une goutte de rosée sur une feuille nouvelle au teint de cuivre ». Proust rencontre le regard de la duchesse de Guermantes « ensoleillé d’un sourire bleu comme une pervenche incueillissable ». Les arts plastiques donnent une place première ou en retrait à la représentation du sourire. Ils reflètent la diversité des cultures. Le sourire, qui est le fait de belles exceptions dans l’art occidental, est omniprésent dans l’art khmer. Mais quelle est la signification du sourire ? L’ange de Reims et les apsaras d’Angkor fêtent la gloire de Dieu. Il y a le sourire de l’ivresse du faune, la joie du triomphe de siva dansant. Des sourires sont proprement énigmatiques.

    Collection : Hors collection de l AIBL

  • Année de publication 2013
  • ISBN 978-2-87754-282-1
  • Numéro dans la collection 25
  • Nombre de pages 191

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