La voix du cor. La relique de Roncevaux et l'origine d'un motif dans la littérature du Moyen Âge (XIIe - XIVe siècles).

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L'olifant de Roland est une source de conflit qui ne cesse d'intriguer le lecteur de la Chanson de Roland. Pour cerner le rôle du cor dans le poème, cette étude s'intéresse aux diverses fonctions de l'objet - à la fois instrument à vent et récipient - dans un corpus de textes narratifs français, scandinaves et celtiques. Dans Érec et Énide et dans la Queste del Saint Graal, le motif est associé à l'abolition d'une mauvaise coutume. Le cor merveilleux, mesurant la qualité physique ou morale de celui qui tente d'y boire ou de la faire retentir, est aussi d'un grand intérêt: confié à un prêtre, l'instrument miraculeux de la chanson tardive de Lion de Bourges reconnaît l'héritier légitime, seul capable d'en tirer un son, tandis que le cor féerique envoyé au roi Arthur dans le Lai du Cor de Robert Bicket détecte sans faute les infidélités amoureuses. Celui qui réussit à le vider pourra léguer son fief à sens enfants. L'hagiographie et le folklore apportent des éléments importants à l'égard de l'origine du motif qui reflète un enjeu lié au temps et à la souveraineté. Replacé dans un contexte littéraire et calendaire, l'olifant permet de faire une nouvelle lecture de la légende de Roncevaux.

    Collection : Internationale Forschungen zur Allgemeinen und Vergleichenden Literaturwissenschaft

  • Publication 1998
  • ISBN 978-90-420-0602-7
  • Support Livre broché
  • Format Paperback
  • Num. dans la collection 31
  • Nombre de pages 432

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