Baudelaire et la sacralité de la poésie

Auteur(s) : Jackson John E.

23,00 €

La religion, dans Les Fleurs du Mal, n’est pas une. Elle existe bel et bien, mais elle n’existe que sous une forme multiple, diverse et parfois contradictoire. Entre la saisie doloriste de la souffrance, comprise comme identification à la souffrance rédemptrice du Christ et le dévoiement, voire la parodie du langage religieux, entre les poèmes de la « révolte », qui tendent à substituer à Jésus la figure de Satan et la tendance à apothéoser la mort ou même le « dieu de l’Utile », la poésie de Baudelaire hésite sur le plan religieux entre des postulations contradictoires. Une fois reconnue la difficulté de définir un dénominateur commun à ces différentes tendances, les pages de ce livre suggèrent de voir dans l’affirmation de la transcendance d’autrui le relais poétique de la transcendance divine et la substitution à la liturgie religieuse traditionnelle d’une liturgie poétique de l’union, ou d’un lien, que le texte crée en même temps qu’il l’énonce.

    Collection : Histoire des idées et critique littéraire

  • Publication 2018
  • ISBN 978-2-600-05873-5
  • Support Livre broché
  • Format 15,2 x 22,2
  • Num. dans la collection 494
  • Nombre de pages 144

Préface

PREMIÈRE PARTIE Les religions de Baudelaire

CHAPITRE PREMIER La question du Mal

CHAPITRE II « Révolte »

CHAPITRE III La dialectique du Mal et de l’éros

CHAPITRE IV Le pseudo-catholicisme

CHAPITRE V Un catholicisme analogique

CHAPITRE VI La Mort comme dieu

CHAPITRE VII Madones ou Eves octogénaires

CHAPITRE VIII L’au-delà de la compassion

DEUXIÈME PARTIE De la parole dans Les Fleurs du Mal

Pour conclure

Index nominum

Index des poèmes et des oeuvres citées de Baudelaire "

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