Les Dialogues de Dōgen en Chine

Auteur(s) : GIRARD Frederic

79,00 €

Premier moine japonais à avoir introduit les pratiques du Zen au Japon, Dōgen a laissé un témoignage de premier ordre sur son expérience chinoise, à travers des dialogues suivis avec Rujing (1162-1227), le maître chinois avec lequel il était entré dans des rapports communiels. Ce document permet de mieux connaître les idées et les problématiques qui habitaient le jeune moine qui, sur le modèle du pèlerin chinois Xuanzang (602-664), était parti en quête d’une intégrité religieuse tombée selon lui en déshérence dans son propre pays. Ces échanges ainsi que d’autres témoignages de l’époque chinoise présentés ici prennent leur sens une fois que l’on en situe les arguments dans l’œuvre ultérieure de Dōgen qui s’en trouve en retour éclairée et contextualisée. Frédéric Girard a mené une étude critique sur l’élaboration de cette œuvre à partir des sources qui permet de montrer comment certaines parties se répondent et entrent en correspondance ainsi que tout un aspect du renouveau religieux du Moyen Âge japonais dont Dōgen a été une figure méconnue en son temps et insuffisamment évaluée de nos jours.

    Collection : Rayon histoire de la Librairie Droz

  • Publication 2017
  • ISBN 978-2-600-01903-3
  • Support Livre broché
  • Format 16 x 24
  • Num. dans la collection 5
  • Nombre de pages 752
  • Illustrations 2

"Avertissement

Introduction

I. Considérations liminaires

Un philosophe ?

Un fondateur de secte ou un ermite ?

Le Continent

Les notes prises en Chine

II . La naissance et le milieu

Biographies

Le milieu familial

III . La formation profane et religieuse

Le confucianisme : la Voie de l’histoire

Le bouddhisme

IV . Le voyage en Chine (1223-1227)

L’idée de pèlerinage et le paradigme de Xuanzang

Le séjour

La rencontre avec Rujing

Le retour

V. Le Hōkyōki

Le texte

La lettre

Les Dialogues sont-ils des questions à résoudre en Chine ?

VI . Les thèmes du Hōkyōki

Le décapage du corps et du mental

La méditation

La critique de l’unité des trois enseignements. Après les règles : pas de compromis

La causalité

Les règles de Bodhisattva

La poésie : la stance de la clochette au vent (Fūrinju)de Rujing et son destin au Japon

Le bouddhisme chinois et la réalisation de l’état de Buddha à même le mental

Les Préceptes du Cuisinier

La dialectique

Les Dialogues de Dōgen (1200-1253) en Chine

Les Dialogues de l’ère Hōkyō

I. Demande d’autorisation de consulter à toute heure

II. La transmission en dehors de l’enseignement

III. De la rétribution du fruit en deux vies

IV. De l’Eveil comme connaissance spontanée

V. Travail pour s’exercer à la voie

VI. Le Sūtra de la marche héroïque [Śūraṃgāmasamādhi-sūtra] et le Sūtra de l’Eveil parfait [Yuanjuejing]

VII. L’obstacle des actes

VIII. Réfutation de la négation des causes et des effets

IX. Cheveux et ongles longs

X. L’embryon saint des Buddha et des Patriarches

XI. La ceinture des culottes monastiques

XII. Méthode de marche de délassement

XIII. Nature du bien et du mal

XIV. L’appellation d’école du Dhyāna et la Grande Voie des Buddha et des Patriarches

XV. S’asseoir seulement

XVI. Que l’obstacle des actes est originellement vide

XVII. Les sūtra de sens explicite 7

XVIII. De la correspondance entre l’émotion et sa réponse et à propos de la vérité des doctrinaires

XIX. De la compilation du Canon par Mañjuśśrī

XX. Du port des chaussettes

XXI. Qu’il ne faut pas consommer de « zizanie aquatique »

XXII. De la méditation assise en un lieu où souffle le vent

XXIII. De la marche déambulatoire

XXIV. De la tunique

XXV. De l’habit de la Loi et de l’habit de rebut

XXVI. De la robe monastique transmise à Mahākāśyapa

XXVII. Des quatre sortes de temples

XXVIII. De l’élimination des six obstacles

XXIX. Ne pas porter l’habit de la Loi

XXX. De la grande compassion dans la méditation assise

XXXI. Des statues de lion et du dais céleste de lotus

XXXII. La stance sur la clochette au ven

XXXIII. Que tous les êtres sont des fils de Buddha

XXXIV. De la méditation les yeux fermés ou ouverts

XXXV. Que la méditation assise se situe au-delà du Grand et du Petit véhicules

XXXVI. De la méditation assise et des signes fastes

XXXVII. Des soixante-cinq ans de Rujing

XXXVIII. De la manière correcte de s’asseoir

XXXIX. De la marche déambulatoire en ligne droite

XL. Poser la pensée dans la paume de la main gauche

XLI. Des règles de Bodhisattva

XLII. Première pensée et pensée postérieure dans l’obtention de l’Eveil

Notes

Annexes

Annexe I. Texte du Hōkyōki

Annexe II . « Grande Perfection de Sapience », Trésor de l’oeil de la Vraie Loi, I

Annexe III . « Buddha-Patriarches », Trésor de l’oeil de la Vraie Loi, Sermon LII

Annexe IV . Méthodes de méditation assise

Annexe V. Postface aux Logia de Rujing attribuée à Dōgen

Annexe VI . Texte d’enseignement aux cuisines

Annexe VII . Yōsai

Annexe VIII . Certificat d’ordination dans les règles complètes du maître Myōzen

Annexe IX. Les règles de Bodhisattva

Annexe X. Chronologie de Dōgen

Annexe XI. Plan du monastère du Tiantongshan

Annexe XII . Sites religieux visités par Dogen en Chine

Bibliographie

I. Abréviations

II . Sources et ouvrages de référence

III . Etudes en japonais

IV . Etudes en langues occidentales

Index des noms propres

Index des noms communs"

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