L'huile hispanique

Corpus des timbres sur amphores Dressel 20

Auteur(s) : Etienne Roland, MAYET FR.

101,00 €

Voici le troisième volet de la trilogie consacrée aux trois clés de l'économie de l'Hispanie romaine : après le vin, les salaisons et sauces de poisson, c'est l'huile hispanique qui clôture l'étude des principaux produits alimentaires transportés en amphores. L'huile est sans conteste le plus important et le plus emblématique de ces produits ; il est aussi celui qui possède les sources archéologiques et épigraphiques les plus riches pour la compréhension du commerce romain. Provenant de la province de Bétique, l'huile hispanique a été exportée en grandes quantités dans tout l'occident romain, dans la seule amphore Dressel 20 sous le Haut-Empire, accompagnée puis remplacée par l'amphore Dressel 23 sous le Bas-Empire. On connaît assez bien l'évolution chronologique de ces amphores et leurs lieux de production dans la vallée du Guadalquivir, entre Cordoue et Séville. Depuis longtemps, on a recueilli de nombreux timbres imprimés sur les anses essentiellement, correspondant au monde des producteurs d'amphores, et de nombreuses inscriptions peintes donnant des indications précieuses sur le poids, sur les noms des marchands et sur les noms des producteurs de l'huile ou des domaines où elle a été produite. Ces inscriptions proviennent en grande partie du Monte Testraccio, à Rome, qui, malgré des fouilles anciennes et récentes, n'a pas livré tous ses secrets. Le catalogue des timbres s'est beaucoup enrichi ces dernières années et l'éparpillement de leur publication nous a conduit à les regrouper autour d'un fichier personnel ; il constitue le second volume de cet ouvrage : avec 1 325 timbres réunissant 3 780 poinçons différents, tous dessinés grandeur nature, ce corpus complète s'il ne les remplace pas ceux de Dressel et de Collender. Production de l'huile, production des amphores et commerçants correspondent à trois mondes différents, offrant peu de passerelles entre eux. La diffusion est illustrée par les principaux centres de consommation, Rome et les camps du limes germanique, et par les cargaisons des nombreuses épaves sous-marines qui jalonnent les routes maritimes. Ainsi s'achève la présentation de trois produits alimentaires qui constituent la base du régime alimentaire méditerranéen que les Romains ont répandu loin des rivages du Mare Nostrum. Leur production et leur commercialisation ont contribué à la richesse des provinces hispaniques et au bien-être des populations romanisées.

    Collection : Trois clés de l’économie de l’Hispanie romaine

  • Publication 2004
  • Support Livre relié
  • Nombre de pages 634

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